61,5% des nouveaux cas de VIH/SIDA; la plupart des cas sont survenus chez les personnes originaires des pays où le VIH est endémique
L’Agence de santé et des services sociaux de Montréal vient de publier un rapport de surveillance de seconde génération du VIH auprès des communautés montréalaises originaires d’Afrique subsaharienne et des Caraïbes anglophones. Montréal, cette ville cosmopolite, a enregistré à elle seule 61,5% des nouveaux cas de VIH/SIDA; la plupart des cas sont survenus chez les personnes originaires des pays où le VIH est endémique.
L’étude publiée porte sur un total 1 602 participants dont 1 105 personnes sont originaires des pays de l’Afrique subsaharienne et 497 sont originaires des Caraïbes. Les résultats de l’enquête indiquent que la prévalence du VIH était de 1,4%. La prévalence la plus élevée (2,4%) était enregistrée chez les femmes africaines originaires des pays de l’Afrique subsaharienne. Un fait important à souligner : d’une part, toutes les personnes testées près de 70% ignoraient qu’elles étaient infectées par le VIH; d’autre part, la transmission hétérosexuelle reste courante chez les personnes originaires des pays de l’Afrique subsaharienne.
Comparés aux modes de transmission dans leurs pays d’origine, les comportements sexuels des immigrants originaires d’Afrique subsaharienne dans le pays d’accueil (Canada) n’ont pas changé
Mis ensemble, cette situation reste préoccupante car cela met en évidence la réticence légendaire vis-à-vis du condom chez les personnes originaires des pays d’Afrique subsaharienne et des Caraïbes, qui offre pourtant la double protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/SIDA. Comparés aux modes de transmission dans leurs pays d’origine, les comportements sexuels des immigrants originaires d’Afrique subsaharienne dans le pays d’accueil (Canada) n’ont pas changé
Bien que l’étude indique que les personnes originaires des pays d’Afrique subsaharienne connaissent plus les modes de transmission du VIH/SIDA, il demeure qu’un travail de fond doit être envisagé par la Ville de Montréal et le Gouvernement du Québec :
- Les croyances erronées sur le VIH/SIDA : Une personne apparemment en bonne santé n’est pas nécessairement séronégative; elle peut être porteuse du VIH/SIDA;
- Encourager les gens à être davantage responsable de leur propre santé en effectuant régulièrement des tests du VIH au sein du couple ou entre partenaires sexuels;
- Sensibiliser les individus à l’utilisation du condom en vue d’éviter les IST/VIH/SIDA